Une année paire est une année dont le chiffre des unités est 0, 2, 4, 6 ou 8, comme 2026 ou 2028. Dans un jugement de garde, la mention « les années paires » désigne le parent qui a la première moitié des vacances, l’autre parent l’ayant les années impaires.
Année paire, année impaire : la définition et son usage en droit de la famille
La règle est purement arithmétique : 2026 est une année paire, 2027 est impaire, 2028 est paire, et ainsi de suite. Cette alternance sert de repère fixe. Les parents n’ont pas à renégocier chaque été qui part en premier, puisque le calendrier répond à leur place.
Il ne faut pas confondre cette mention avec la semaine paire, qui renvoie au numéro de la semaine dans l’année. Le premier cas rythme les vacances sur plusieurs années, le second découpe les week-ends et les semaines ordinaires. Pour ce second cas, le calendrier des semaines paires détaille la répartition au fil de l’année.
Attention aux recherches sur une année paire 2025 : 2025 est une année impaire, donc le parent qui a les années impaires prend alors la première moitié des vacances.
Ce que dit la clause type d’un jugement de garde
La formulation la plus courante attribue à l’un des parents la première moitié des vacances les années paires et la seconde moitié les années impaires, l’autre parent faisant l’inverse. Le juge aux affaires familiales fixe ces modalités lorsque les parents ne s’accordent pas, et il reste attaché à l’intérêt de l’enfant.
Rien n’oblige pourtant les parents à s’en tenir à la lettre du jugement. S’ils s’entendent sur un autre partage, ils peuvent l’appliquer, à condition que les deux soient d’accord. En cas de litige, c’est le texte du jugement qui fait foi.
Lire la clause avec son calendrier à côté reste la meilleure méthode : on repère l’année en cours, on vérifie si elle est paire ou impaire, puis on applique la moitié correspondante pour chaque période de vacances. Une clause qui ne précise pas ce point mérite d’être clarifiée avant les vacances, pas pendant.
Comment se partagent les petites vacances et l’été
Pour les petites vacances (Toussaint, hiver, printemps), la période est coupée en deux moitiés. Le parent des années paires prend la première, l’autre parent la seconde. En 2026, le premier parent a donc la première moitié, et c’est l’inverse en 2027.
L’été suit la même logique : deux moitiés, ou parfois des quinzaines qui alternent. Le milieu se calcule à partir de la date de fin des cours et de la date de reprise fixées par le calendrier scolaire officiel de la zone de l’enfant. Une clause bien rédigée précise le jour et l’heure de l’échange, ce qui évite les débats sur le samedi ou le dimanche.
Les parents qui vivent en famille recomposée jonglent souvent avec plusieurs calendriers à la fois. L’article sur l’alternance en famille recomposée aide à les faire coïncider.

Noël et le Nouvel An : l’alternance des fêtes
Deux montages dominent. Le premier divise les vacances de Noël en deux moitiés, selon l’année paire ou impaire. Le second réserve Noël à l’un des parents et le Nouvel An à l’autre, puis inverse l’année suivante.
Le choix dépend de l’âge des enfants et de la distance entre les domiciles. Quand les parents habitent dans des zones scolaires différentes, les dates de vacances ne coïncident pas toujours, et la clause doit alors dire quel calendrier sert de référence.
Organiser la garde pendant sa moitié des vacances
Le parent qui a la première moitié fixe ses dates tôt et les communique par écrit à l’autre parent. Un message daté vaut mieux qu’un accord oral, surtout si la situation se tend plus tard.
Un parent qui travaille pendant sa période doit aussi prévoir un mode de garde : centre de loisirs, grands-parents, ou assistante maternelle. Dans ce dernier cas, les congés de l’assistante maternelle pèsent sur la fiche de paie et sur le calendrier, d’où l’intérêt de les poser en même temps que les dates de vacances.
Clause floue, désaccord ou non-respect : les recours

Si la clause ne dit rien du jour d’échange ou de la répartition d’une fête, un échange écrit entre les parents règle souvent la question. La médiation familiale offre un cadre neutre quand le dialogue est rompu, avec un tiers formé qui aide à trouver un accord.
Quand le désaccord persiste, le juge aux affaires familiales peut être saisi pour préciser ou modifier les modalités. Un parent qui ne présente pas l’enfant à l’autre parent s’expose en outre au délit de non-représentation d’enfant, qui relève du Code pénal. Pour une situation précise, un avocat ou un point d’accès au droit donne un avis adapté.
Retenez surtout une chose : le jugement s’applique tant qu’une nouvelle décision ou un accord écrit des deux parents ne l’a pas remplacé.

